Module Notions de mathématiques appliquées à l'informatique



Durée du module: 60H
L’objectif de ce module est l’étude des principaux concepts mathématiques utilisés en informatique, la modélisation basée sur ces concepts, la résolution de problèmes et l’analyse de situations concrètes à l’aide de méthodes statistiques tout en faisant preuve d’esprit critique dans le choix de ces dernières et lors de l’interprétation des résultats obtenus.

Notions de mathématiques appliquées à l’informatique v1 Telecharger pdf
Notions de mathématiques appliquées à l’informatique v2
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simplification-fonctions-logiques-combinatoires                   Telecharger pdf
Tableau-Karnaugh                                                                           Telecharger pdf
Probabilités                                                                                     
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Partie 1  :  Systèmes de numération
1. Base  d’un  système de numération
  1.1 Principe  d'une  base
  1.2 Système   décimal
  1.3 Système   binaire
  1.4 Système   octal
  1.5 Système   hexadécimal
  1.6 Autres  systèmes de codage
  1.6.a  Code  gray  ou binaire réfléchi
  1.6.b    Le  code  BCD
  1.7.c  Le code ASCII
  1.7    Tableau  récapitulatif des différents  codes binaires
2. Changement  de  base
  2.1 Conversion d’un nombre d’une base « b » en un    nombre décimal
  2.2 Conversion d’un nombre décimal en un nombre d’une   autre base
  2.3 Conversion d’un  nombre hexadécimal  en binaire
  2.4 Conversion d’un  nombre binaire  en hexadécimal
3. Les  opérations en binaire
  3.1 L’addition
  3.2 La   multiplication
  3.3 La   soustraction
  3.4 La   division
4. Représentation  des  nombres
  4.1 Le binaire signé : Représentation d'un   entier relatif
  4.1.a    Représentation  Signe  - Valeur absolue   
  4.1.b    Représentation  par  complément à 2
  4.1.c    Représentation  biaisée (par excès)
  4.2  Représentation  à "virgule fixe"
  4.3  Représentation  "à virgule flottante"
Partie 2 : Algèbre   de Boole
1. Généralités   
2. Définitions
  2.a   Variable  logique  ou variable binaire
  2.b  Fonction   logique
  2.c  Table  de  vérité
  2.d  Forme   canonique
3.  Les  fonctions logiques fondamentales
  3.a  Fonction  NON ou "NO"
  3.b  Fonction  OU ou "OR"
  3.c  Fonction  ET ou "AND"
4.  Lois  de  l'algèbre de Boole
Partie 3 : Dénombrement   
1.  Principes de base du dénombrement
  1.a  Principe de la somme
  1.b  Principe du produit (ou principe multiplicatif)
2.  Dénombrement des p-listes
3.  Dénombrement des Arrangements et des Permutations
4.  Dénombrement des Combinaisons
Partie 4 : Probabilité
1.Vocabulaire
2.Calcul des probabilités de base
  2.a  Loi de probabilité sur un univers 
  2.b  l'équiprobabilité
  2.c  Calcul de la probabilité de A  B 
  2.d  Probabilités conditionnelles et Indépendance
3.Variables aléatoires
  3.a  Caractéristiques des variables aléatoires
  3.b  Indépendance de deux variables aléatoires
  3.c  Opérations sur les variables aléatoires
4.Loi binomiale & Loi de Poisson
  4.a  Loi binomiale
  4.b Loi de Poisson
5.Loi normale   
  5.a  Variables aléatoires continues   
  5.b  Définition et propriétés de la loi normale
  5.c  Paramètres de aX + b, X + Y , X − Y
  5.d  Calcul pratique
Partie 5 : Statistiques
1. Vocabulaire
2. Etude d’un caractère discret
  2.a  Moyenne
  2.b  Variance et écart type
  2.c  Médiane
  2.d  Mode et étendue
3. Cas d’un regroupement par classes de valeurs
  3.a  Moyenne
  3.b  Médiane
  3.c  Classe modale
4. Représenter graphiquement des données statistiques
  4.a  Cas des données non numériques
  4.b  Cas des données numériques non regroupées en classes
  4.c  Cas des données numériques regroupées en classes


1.  Base d’un système de numération

1.1  Principe d'une base

La base est le nombre qui sert à définir un système de  numération.
a base du système décimal est dix alors que celle du système octal est huit. Quelque soit la base numérique employée, elle suit la relation suivante  :


ou : bi  : chiffre de la base de rang i
et : ai  : puissance de la base a d'exposant de rang i

Exemple : base 10
1986 = (1 x 103) + (9 x 102) + (8 x 101) + (6 x  100)

1.2  Système décimal

C’est le système de base 10 que nous utilisons tous les jours. Il comprend  dix  symboles  différents: 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7, 8 et 9.

Tout nombre écrit dans le système décimal vérifie la relation suivante : 745 = 7 × 100 + 4 × 10 + 5 × 1
745 = 7 × 10 × 10 + 4 × 10 + 5 × 1
745 = 7 × 102  + 4 × 101  + 5 × 100

Chaque chiffre du nombre est à multiplier par une puissance de 10 : c'est ce que l'on nomme le poids du chiffre.
L'exposant de cette puissance est nul pour le chiffre situé le plus à droite et s'accroît d'une unité pour chaque passage à un chiffre vers la gauche.
Cette méthode de décomposition sera utilisée pour toutes les autres  bases.

Par convention nous l’écrirons N= (745)10. L’indice '10' indique la base dans laquelle le nombre  est écrit. Nous verrons plus tard que cela a son importance.

1.3  Système binaire

Ce système dit de base 2 comprend deux symboles différents : 0 et 1. Chacun d’eux est aussi appelé bit qui est la contraction de l’anglais binary digit (élément  binaire).
Exemple : (1001 1011)2  est un nombre binaire de 8 bits.

Pour écrire un chiffre on ne peut utiliser que ces deux symboles. Ainsi l'écriture suivante est correcte : N = (11001)2. Par contre l'écriture suivante ne l'est pas : N = (201253)2. Dans cette dernière écriture les symboles 2, 3 et 5 sont interdits car la base utilisée est la base binaire (indiquée par l'indice 2).

Tout ceci est très bien, mais que vaut le chiffre (11001)2 dans la base 10 (qui est pour nous la base naturelle) ?
Tout d'abord  nous allons décomposer le nombre dans sa base (comme ci-dessus). Nous avons  donc :
N = (11001)2   = 1.24 + 1.23 + 0.22 + 0.21 + 0.20
Il ne reste plus qu'à calculer ce que nous venons d'écrire, ainsi N vaut  (25)10.

En utilisant n bits, on peut former 2n nombres différents et le plus grand d’entre eux est égal à 2n-1. Par exemple avec un dispositif à 3 bits (n = 3), on peut représenter 23 = 8 nombres différents dont le plus grand est (111)2  = (7)10.

Quelques définitions :

Mot binaire : En informatique, l’unité de traitement de l’information est le  mot  binaire  (en anglais Binary Word).
Nota :   -  Un ensemble de 4 bits (Ou Mot de 4 bits) = Quartet
-  Un ensemble de 8 bits (Ou Mot de 8 bits) = Octet.

Octet : Un octet (en anglais byte) est composé de 8 bits :


On distingue :
-  Le bits de poids fort b7 (MSB : Most Significant Bit).
-  Le bits de poids faible b0 (LSB : Least Significant Bit).

Autres unités :
·         Un kilooctet (Ko) = 210  octets = 1024 octets
·         Un Mégaoctet (Mo) = 220  octets = 1024 Ko = 1 048 576 octets
·         Un Gigaoctet (Go) = 230  octets = 1024 Mo = 1 073 741 824 octets
·         Un Téraoctet (To) = 240  octets = 1024 Go = 1 099 511 627 776 octets

Remarque : Il est utile de noter que la communauté internationale dans son ensemble utilise préférentiellement le nom de "byte" plutôt que le terme  "octet"  purement  francophone.  Cela donne les notations suivantes pour kilobyte, mégabyte, gigabyte et terabyte : KB, MB, GB, TB. Notez l'utilisation d'un B majuscule pour différencier Byte et bit.

1.4  Système octal

Le  système  octal  utilise  un  système  de   numération   ayant   comme   base   8   (octal   =>   latin octo = huit).
Il faut noter que dans ce système nous n'aurons que 8 symboles seulement : 0, 1, 2, 3, 4, 5, 6, 7 Ainsi,  un  nombre  exprimé  en  base  8  pourra  se  présenter  de  la  manière  suivante  :      (745)8

Lorsque l'on écrit un nombre, il faudra bien préciser la base dans laquelle on l'exprime pour lever les éventuelles indéterminations (745 existe aussi en base 10). Ainsi le nombre sera mis entre parenthèses (745 dans notre exemple) et indicé d'un nombre représentant sa base (8 est mis en indice).

Cette base obéira aux même règles que la base 10, vue précédemment, ainsi on peut décomposer (745)8  de la façon suivante :

(745)8  = 7 × 82  + 4 × 81  + 5 × 80
(745)8  = 7 × 64 + 4 × 8 + 5 × 1
(745)8  = 448 + 32 + 5
Donc : (745)8  = (485)10

1.5  Système hexadécimal

Le système hexadécimal est le système de numération à base 16. Il est utilisé  dans  les  calculateurs numériques car la représentation d’un nombre décimal est plus claire que sa représentation binaire. En effet, (3561)16  = (0011 0101 0110 0001)2.
Ce système comprend 16 symboles constitués par les dix chiffres du système décimal 0, 1, 2, 3,    4, 5, 6, 7, 8, 9 et les 6 premières lettres de l’alphabet A, B, C, D, E,  F.
Les valeurs des différentes lettres sont : A=10, B=11, C=12, D=13, E=14 et  F=15.

Exemple : N = (5AF)16 . Ce nombre N peut se décomposer comme suit : (5AF)16  = 5 × 162  + A × 161  + F × 160

En remplaçant A et F par leur équivalent en base 10, on obtient : (5AF)16  = 5 × 162  + 10 ×161  + 15 × 160
(5AF)16 = 5 × 256 + 10 ×16 + 15 × 1 Donc : (5AF)16  = (1455)10

1.6  Autres systèmes de codage

1.2.a  Code gray ou binaire réfléchi

C’est le système de codage qui, contrairement au code binaire pur est arrangé de manière à ne   faire changer d’état qu’une variable à la fois d’une ligne à l’autre. Ce code est très utile pour les codeurs absolus afin d'éviter les erreurs.

Exemple :

Code binaire pur
Nombre(10)
23
22
21
20
0
0
0
0
0
1
0
0
0
1
2
0
0
1
0
3
0
0
1
1
4
0
1
0
0
5
0
1
0
1
6
0
1
1
0
7
0
1
1
1
8
1
0
0
0
9
1
0
0
1

Code binaire réfléchi
Nombre(10)
a
b
c
d
0
0
0
0
0
1
0
0
0
1
2
0
0
1
1
3
0
0
1
0
4
0
1
1
0
5
0
1
1
1
6
0
1
0
1
7
0
1
0
0
8
1
1
0
0
9
1
1
0
1


1.6.b  Le code BCD

 

BCD vient de Binary Coded Decimal (en français « Décimal Codé en Binaire »).  La  représentation d'un nombre décimal en BCD est très simple. Il  suffit  de  transformer  chaque chiffre en binaire naturel sur 4 bits, sans faire de calcul.
Exemple : Transformation du nombre N = (1024)10


Si     maintenant    on    met    bout    à    bout    chaque    nombre    binaire    nous    obtenons    : (1024)10 = (0001000000100100)BCD =  (1000000100100)BCD



1.1.c Le code ASCII

La mémoire de l'ordinateur conserve toutes les données sous forme numérique. Il n'existe pas de méthode pour stocker directement les caractères. Chaque caractère possède donc son équivalent   en code numérique: c'est le code ASCII (American Standard Code for Information Interchange traduit " Code Americain Standard pour l'Echange d'Informations"). Le code ASCII de base représentait les caractères sur 7 bits (c'est-à-dire 128 caractères possibles, de 0 à 127).  Le  huitième bit est un bit de parité.

Parité
L' intérêt  particulier  des  contrôles  de  parité  est  de  vérifier  qu' aucune  erreur  simple  ne  se  produit
lors du transfert d' un mot d' une mémoire à une autre.

Exemple : Y = 59 (hexadécimal) Y = 101 1001



Table des codes de caractères ASCII


Les codes 0 à 31 sont des caractères de contrôle car ils permettent de faire des actions telles que    le retour à la ligne (CR), un Bip sonore (BEL)...
Les majuscules sont représentées par Les codes 65 à 90 et les minuscules par les codes 97 à 122. En modifiant le 6ème bit nous passons de majuscules à minuscules, c'est-à-dire en ajoutant 32 au code ASCII en base décimale.

Les codes de contrôle ASCII 

NUL
Nul
DLE
Echappement transmission
SOH
Début d’entête
DC1
Commande d’appareil
STX
Début de texte
DC2
Commande d’appareil
ETX
Fin de texte
DC3
Commande d’appareil
EOT
Fin de transmission
DC4
Commande d’appareil
ENQ
Interrogation
NAK
Accusé de réception négatif
ACK
Acquittement
SYN
Synchronisation
BEL
Sonnerie ou alarme
ETB
Fin de bloc de transmission
BS
Espacement arrière
CAN
Annulation
HT
Tabulation horizontale
EM
Fin de support
LF
Interligne
SUB
Substitution
VT
Tabulation verticale
ESC
Echappement
FF
Présentation de formule
FS
Séparateur de fichier
CR
Retour chariot
GS
Séparateur de groupe
SO
Hors code
RS
Séparateur d’article
SI
En code
US
Séparateur de sous article
DEL
Oblitération





Le code ASCII a été mis au point pour la langue anglaise, il ne contient donc pas de caractères accentués, ni de caractères spécifiques à une langue. Pour coder ce type de caractère il  faut  recourir à un autre code. Le code ASCII a donc été étendu à 8 bits (un octet) pour pouvoir coder plus de caractères (on parle d'ailleurs de code ASCII étendu).
Exemple d'une table de code étendu :



Remarque : Mais malgré l’utilisation du code ASCII étendu certains caractères comme les caractères des langues qui n'ont pas d'alphabet latin (comme l'arabe ou le chinois) ne peuvent pas être codé. 
Le code ASCII tend à être remplacé par le standard unicode. Ce standard code chaque caractère sur 16 bits, ce qui laisse 65536 possibilités. Cela en laisse assez pour coder toutes les langues du mondes (ou presque) ainsi que des caractères spéciaux.

1.7  Tableau récapitulatif des différents codes binaires





2.  Changement de base

2.1  Conversion d’un nombre d’une base « b » en un nombre  décimal

Avec ce que nous venons de voir, la transformation est relativement facile. Il suffit de suivre les étapes suivantes :
1.         Décomposer le nombre dans sa base.
2.         Remplacer éventuellement les symboles dans leur équivalent  décimal.
3.          Effectuer l'opération pour avoir un résultat en base 10.

2.2  Conversion d’un nombre décimal en un nombre d’une autre  base

Méthode : diviser le nombre décimal à convertir par la base b et conserver le reste de la division. Le quotient obtenu est divisé par b et conserver le reste. Il faut répéter l’opération sur chaque quotient obtenu.
Les restes successifs sont écrits, en commençant par le dernier, de la gauche vers la droite pour former l’expression de (N)10 dans le système de base b. Cette méthode est dite Méthode de la division successives.

Pour le nombre décimal 413, nous obtenons :
Une « suite des dividendes », 413, 206, 103, 51, 25, 12, 6, 3, 1
Une « suite des quotients », 206, 103, 51, 25, 12, 6, 3, 1, 0
Une « suite des restes », 1, 0, 1, 1, 1, 0, 0, 1, 1
La méthode classique pour obtenir le codage Binaire Naturel est de juxtaposer les nombres de la suite des restes, prise à l’envers, soit : (413)10   =  (110011101)2
On peut aussi considérer la suite des dividendes, prise à l’envers, suite qui commence toujours    par 1, soit ici : 1, 3, 6, 12, 25, 51, 103, 206, 413. En remplaçant par 1 les nombres impairs et 0   les
nombres pairs, on obtient : 1, 1, 0, 0, 1, 1, 1, 0, 1, une suite de chiffres qui, juxtaposés, donnent le codage Binaire Naturel.

2.3  Conversion d’un nombre hexadécimal en binaire

Chaque symbole du nombre écrit dans le système hexadécimal est remplacé par son équivalent écrit dans le système binaire.

Exemple : N = (ECA) 16   = (1110 1100 1010)2.
E        C       A

2.4  Conversion d’un nombre binaire en hexadécimal


C’est l’inverse de la précédente. Il faut donc regrouper les 1 et les 0 du nombre par 4 en commençant par la droite, puis chaque groupe est remplacé par le symbole hexadécimal correspondant.


Exemple : N = (1 1000 0110 1111)2  = (   1        8       6        F     )16.

0001  1000  0110  1111
 

3.  Les opérations en binaire


3.1  L’addition

On procède comme en décimal. Quand le résultat de la somme d'une colonne est supérieure à 1 (utilise plus de 1 bit), on passe ce bit au voisin de gauche.
Exemple : 1011 + 1001




3.2  La multiplication

Dans la multiplication binaire, on procède comme en décimal.
Exemple : 1101 × 101


3.3  La soustraction

Dans la soustraction binaire, on peut procéder comme en décimal  :
·   Quand la quantité à soustraire est supérieure à la quantité dont on soustrait, on « emprunte » 1 au voisin de gauche.
En binaire, le « 1 » emprunté va ajouter « 2 » à la quantité dont on soustrait, tandis qu'en décimal il ajoute « 10 ».
Exemple : 1010 - 0111



La division binaire s'effectue à l'aide de soustractions et de décalages, comme la  division  décimale, sauf que les digits du quotient ne peuvent être que 1 ou  0.
Le bit du quotient est 1 si on peut soustraire le diviseur, sinon il est 0. Pour l'instant, on ne fait que la division entière.
Exemple : 10110 / 11


4.  Représentation des nombres

1.1  Le binaire signé : Représentation d'un entier relatif

Un entier relatif est un entier pouvant être négatif. Il faut donc coder le nombre de telle façon que l'on puisse savoir s'il s'agit d'un nombre positif ou d'un nombre négatif, et il faut de plus que les règles d'addition soient conservées.

1.1.a  Représentation Signe - Valeur 

  absolue Principe :

·   Le bit le plus signifiant (bit de gauche) représente le signe : 0 pour "plus" et 1 pour  "moins".
·   La valeur absolue est donnée par le reste des bits.


Exemple :

Cette méthode semble très simple.
Pour n bits les valeurs extrêmes sont : 2( n - 1 )  1
On peut écrire autant de positifs que de négatifs.
Cette présentation est appelée représentation signe-valeur absolue mais comporte deux inconvénients de taille:
·   Il y a manifestement deux zéros (un "zéro positif" un "zéro négatif" !  )
·   Les opérations ne se font manifestement pas facilement comme le montre l'exemple suivant  :



Binaire 4 Bits
Décimal

Nombre 1
0100
+ 4

Nombre 2
1011
- 3

Somme
1111
- 7
Faux !
 

4.1.b  Représentation par complément à 2

·   un entier relatif positif ou nul sera représenté en binaire (base 2) comme un entier naturel, à la seule différence que le bit de poids fort représente le signe. Il faut donc s'assurer pour un entier positif ou nul qu'il est à zéro (0 correspond à un signe positif, 1 à un signe négatif). Ainsi si on  code un entier naturel sur 4 bits, le nombre le plus grand sera 0111 (c'est-à-dire 7 en base décimale).
D'une manière générale le plus grand entier relatif positif codé sur n bits sera  2n-1-1.
·   un entier relatif négatif grâce au codage complément à deux :
Principe : soit à représenter un nombre négatif.
o Prenons son opposé (son équivalent en positif)
o On le représente en base 2 sur n-1 bits
o On complémente chaque bit (on inverse, c'est-à-dire que l'on remplace les zéros par des 1 et vice-versa)
o On ajoute 1
On remarquera qu'en ajoutant le nombre et son complément à deux on obtient  0.

Exemple :

On désire coder la valeur -5 sur 8 bits. Il suffit
·         d'écrire 5 en binaire: 00000101
·         de complémenter à 1: 11111010
·      d'ajouter 1: 11111011
·         la représentation binaire de -5 sur 8 bits est 11111011 Remarques:
Le bit de poids fort est 1, on a donc bien un nombre négatif
Si on ajoute 5 et -5 (00000101 et 11111011) on obtient 0 (avec une retenue de  1)

4.1.c Représentation biaisée (par excès)

Une autre possibilité de codage des entiers signés consiste en ce qu'on appelle une représentation biaisée ("biased" en anglais), également appelée représentation par  excès.
Celle-ci, très simple, consiste à considérer tout nombre codé comme un entier non signé auquel   on soustrait une constante, ou biais.
Généralement, ce biais est  égal  à la médiane de l'ensemble représentable, c'est-à-dire 128 pour  une représentation sur un octet.

Exemple :

Base 10
Base 2 signée
biaisée par 128
+127
1111 1111
+126
1111 1110
+2
1000 0010
+1
1000 0001
0
1000 0000
-1
0111 1111
-2
0111 1110
-126
0000 0010
-127
0000 0001

4.2 Représentation à "virgule fixe"

A l'instar de la définition des nombres binaires naturels, nous pourrions définir un réel positif par une convention du même type :
Exemple : le nombre 1010,101 peut représenter la somme suivante  :





On peut rigoureusement démonter que tout nombre réel positif pourrait ainsi écrit de cette  manière.
Resterait à décrire le signe, ce qui peut être fait par un bit particulier (bit de signe) ou par une convention de type complément à deux. 
Beaucoup de ces variantes ont été utilisées dans les calculateurs. Exemple du calcul inverse : traduire en binaire le nombre 78,347 Partie entière : 78 Nous opérons une suite de divisions par 2 et retenons les divers restes. Ces restes sont repris à l'envers




Partie non entière : 0,347


Résultat final :
78,347 écrit en décimal représente 1001110,0101100011 écrit en binaire à moins de 2 -11   près

Reste cependant que cette méthode est souvent dispendieuse en nombre de bits  !

Imaginons que l'on veuille écrire tous les réels de 0 à 65 635.
Le sous-ensemble d'entiers de cet intervalle s'écrit sous 16 bits : 216  = 65 536.
Si la précision maximale que nous voulons atteindre est seulement de 1/216-1 = 1/65 535 Nous devrons écrire seize chiffres après la virgule ;

Exemple 1010 0101 1100 1111,0110 1110 1101 0111

Pour de  petits  nombres,  il  y  gaspillage  de  bits  à  gauche  de  la  virgule  :  101,001001100  Pour des nombres à peu de décimales, il y aura gaspillage de bits après la virgule : 1100 1111,01 Néanmoins ce système est réellement employé dans certains types de  calculateurs.

4.3  Représentation "à virgule flottante"

Rappelons ce qu'est la notation scientifique des nombres réels :
En "notation scientifique" dite "à virgule flottante" - 0,006234 s'écrit - 6.234 e-3 ou - 6.234 E-3 Cette notation est l'équivalent de : 6,234. 10 -  3
Notons que :
·  Le nombre est précédé de son signe (ici -)
·  La partie entière (ici 6) en valeur absolue est un nombre d'un seul chiffre de 1 à 9 (pas  zéro)
·  La partie décimale (ici 234) est séparée de la partie entière par un point (US) ou une virgule  (EU)
·  Un exposant décimal entier relatif suit la lettre e ou E : e-3 ou E-3 signifient  10-3
91234.56 s'écrirait 9.123456e4 ; équivalent de 9.123456. 104

Quelques exemples de formats binaires à virgule flottante à 32,  64







Exemple :

Traduisons en binaire format flottant simple précision 32 bits (float) le nombre : x = - 6,625 (écrit ici en décimal)
Occupons-nous d’abord de sa valeur absolue 6,625 Traduisons ce nombre en binaire :

6,625 décimal  = 110,1010 binaire

Nous constituons la mantisse : 1, mantisse
110,1010 = 1,101010. 22
(22  opère un décalage de 2 chiffres vers la droite après la virgule)

Nous étendons la partie fractionnaire à 23 bits 1,101010 = 1,1010 1000 0000 0000 0000 000
Mantisse sur 23 bits = 101 0100 0000 0000 0000 0000
(On ne mémorise pas le 1 implicite d'avant la virgule)

Nous rappelons le décalage IEEE en simple précision 8 bits : 28 - 1  - 1 =  127
Nous constituons l'exposant : exposant = 2+ décalage = 129
129 décimal  = 1000 0001 binaire

Voici le résultat : bit de signe - exposant – mantisse



En hexadécimal C0 D4 00 00
Le bit de signe (bit b31) positionné à 1 indique un nombre réel négatif ! L'opposé de - 6,625, soit + 6,625, s'obtient en mettant le bit de signe b31 à  0
+ 6,625 se code 40 D4 00 00 en hexadécimal


1.  Généralités

De nombreux dispositifs électronique, électromécanique, (mécanique, électrique, pneumatique, etc...) fonctionnement en TOUT ou RIEN.
Ceci sous-entend qu’ils peuvent prendre 2 états.

Exemple :

·         arrêt marche
·         ouvert fermé
·         enclenché déclenché
·         avant arrière
·         vrai faux
·         conduction blocage

Pour ces raisons, il est beaucoup plus avantageux d'employer  un  système  mathématique  n'utilisant que 2 valeurs numériques (exemple O ou 1) pour étudier les conditions de fonctionnement de ces dispositifs. C'est le système binaire

L'ensemble des règles mathématiques qui pourront être utilisées avec des variables ne pouvant prendre que 2 valeurs possibles représente : "L'algèbre de Boole"

Partie 2 : Algèbre de Boole

2.  Définitions

2.a  Variable logique ou variable binaire

La variable logique est une grandeur qui peut prendre 2 valeurs qui sont repérées habituellement
0 ou 1.
Cette variable binaire se note par une lettre comme en algèbre.
Physiquement, cette variable peut correspondre à l’un des dispositifs cités ci-dessus dont les 2  états représentent les 2 valeurs possibles que peut prendre cette  variable.

2.b  Fonction logique

Une fonction logique est le résultat de la combinaison d'une ou plusieurs variables logiques    reliées entre elles par des opérations mathématiques Booléennes bien définies  :
La valeur résultante de cette fonction dépend de la valeur des variables logiques, mais de toute façon cette résultante ne peut être que 0 ou 1.
Une fonction logique possède donc une ou des variables logiques d'entrée et une variable logique de sortie.
Cette fonction logique se note par une lettre comme en algèbre.
En réalité ces fonctions sont assurées par des composants électroniques admettant des signaux électriques en entrée, et restituant un signal en sortie. Les signaux électroniques peuvent prendre une valeur de l'ordre de 5 Volts (c'est l'ordre de grandeur général) que l'on représente par un 1, ou  0 V que l'on représente par un 0.

2.c  Table de vérité

Table de correspondance entre les variables binaires traitées par une fonction  logique  et  le  résultat de la fonction logique.

Exemple de fonction logique : la fonction interrupteur I est la valeur de l'interrupteur, 1 pour ouvert, 0 pour fermé. L est l'état de la lampe située après l'interrupteur. f(L)=I, L est fonction de   I.
La table de vérité est :
I
L
0
0
1
1

Deuxième exemple : éclairage d'une salle. La salle a deux fenêtres, protégés par des volets. Elle n'est éclairée que lorsqu'au moins une fenêtre est ouverte. a représente l'ouverture de la première fenêtre (0 pour fermée, 1 pour éclairée). b représente l'ouverture de la deuxième fenêtre (0 pour fermée, 1 pour éclairée). S représente l'éclairage de la salle (0 pour non éclairée, 1 pour éclairée). La table de vérité est :
a
b
S
1
1
1
1
0
1
0
1
1
0
0
0

S dépend de la valeur des variables binaires a et b.


2.a  Forme canonique

Pour  écrire  l'équation  de  S  (dans  le  2éme    exemple  ci-dessus)  en  fonction  des  2  variables     il faut dire :
S=1 si a=1 et b=1 ou a=1 et b=0 ou a=0 et b=1

Autant de termes que de fois que la fonction est égale à 1. Ce qui donne une écriture "algébrique" en notant :
la   variable   par   sa    lettre    si    elle    vaut   1    (ex    :    si   a   vaut    1   nous   écrirons    a)   la variable par sa  lettre surlignée si elle vaut 0. (si a vaut 0 nous  écrirons a et nous lirons a  barre)
Pour la table de vérité ci-dessus, cela nous donne Cette , 
 

Cette forme d’écriture est appelée forme canonique. 

3  Les fonctions logiques fondamentales

3.a  Fonction NON ou "NO"

La fonction NON est obtenue avec une seule variable

Table de vérité :


3.b  Fonction OU ou "OR"

On obtient la fonction OU avec un minimum de deux variables


La fonction X prend la valeur 1 quand l'une ou l'autre ou les 2 variables sont à  1.
Nous l'écrivons : X = a + b ==> addition ou somme logique (Ou encore : X   = a                                  b  ==> disjonction : a ou b (ou les deux)) Nous lirons X égale a ou b.

Propriétés particulières :

a + 1 = 1
a + 0 = a a + a = a































La fonction X prend la valeur 1 quand l'une et l'autre variables sont à  1.
Nous l'écrivons : X = a . b ==> produit logique (Ou encore : X   = a                                  b  ==> conjonction : a et b ) Nous lirons X égale a et b.

Propriétés particulières :

a . 1 = a a . 0 = 0
a . a = a

Symbolisation :



















4.  Lois de l'algèbre de Boole

 

Pour simplifier des circuits logiques, on a besoin de connaître les lois de  Boole.
Pour trouver ces lois on utilise les tables de vérité des opérateurs ET, OU, NON (certains sont proches de l'algèbre traditionnelle)



1.  Principes de base du dénombrement

On rappelle que le cardinal d'un ensemble fini E, noté Card(E), représente  son  nombre  d'éléments.
Par exemple avec E = {0,1,2,3,4,5,6,7,8,9,10}, on a : Card(E) =  11

1.a  Principe de la somme

 

Exemple :


Combien y a-t-il de carrés dont les côtés sont matérialisés sur la figure ci- contre ?
Soit E l'ensemble de tous les carrés. Notons A1, A2, A3 et A4 l'ensemble  de ces carrés ayant pour côtés respectifs 1, 2, 3 et 4 carreaux. Les sous- ensembles A1, A2, A3 et A4 constituent une partition de E (puisqu'ils n'ont aucun élément en commun et que leur réunion est E).
D'après le principe de la somme :
Card(E) = Card(A1) + Card(A2) + Card(A3) +  Card(A4)
= 16 + 9 + 4 + 1 = 30
Il y a donc, au total 30 carrés dont les côtés sont matérialisés sur la figure ci-contre

1.b  Principe du produit (ou principe multiplicatif)


Exemples :

·  Un code comporte deux lettres distinctes suivies d'un chiffre non nul. Combien peut-on former  de codes distincts ? Les trois étapes : choix de la première lettre, de la deuxième, puis du chiffre  offrent  respectivement 26, 25 et 9 possibilités. Le nombre cherché est donc 26 ´ 25 ´ 9 = 5850 codes distincts.
· Nombre d'itinéraires distincts menant de A à C ? Nombre d'itinéraires "aller retour" A-C-A n'empruntant que des chemins distincts

Exemples :

· E = {0 ; 1 ; 2 ; ... ; 99}. Une 5-liste de E est par exemple (21, 12, 12, 15,  98).
·  E = {a ; b ; c ; ... ; z}. Le 6-uplet (o, f, p, p, t) est une 5-liste de  E.

Remarques :

·  On précise parfois p-liste "avec répétition" pour les distinguer des arrangements qui seront évoqués au paragraphe suivant.
·  On suppose que la 0-liste existe, c'est la liste qui ne comporte aucun  élément.

Exemple :

Combien y a-t-il de numéro de téléphone commençant par 03557...  ?

Les 4 numéros qui suivent sont des 4-listes de l'ensemble {0 ; 1 ; ... ; 9}. Il y en a 104  =  10000.

3. Dénombrement des Arrangements et des Permutations


Exemples :

·  E = {a ; b ; c ; ... ; z}. Les listes suivantes : i s t a , t r i sont deux arrangements de 4 et 3  éléments de E. Par contre, a r r a n g e m e n t n'est pas un arrangement de 11 éléments de E car  ses éléments ne sont pas distincts.
·  Soit E = {s ; u ; c ; r ; e}. Les anagrammes du mot s u c r e sont des permutations de  E.

Dans tout ce qui suit, nous noterons n! le produit 1 ´ 2 ´ 3 ´ ... ´ n, ce produit  s'appelle  "factorielle n".
On convient que 0! = 1.




Exemples :

·  E = {a ; b ; c ; ... ; z}. Les listes suivantes : i s t a , t r i sont deux arrangements de 4 et 3  éléments de E. Par contre, a r r a n g e m e n t n'est pas un arrangement de 11 éléments de E car  ses éléments ne sont pas distincts.
·  Soit E = {s ; u ; c ; r ; e}. Les anagrammes du mot s u c r e sont des permutations de  E.

Dans tout ce qui suit, nous noterons n! le produit 1 ´ 2 ´ 3 ´ ... ´ n, ce produit  s'appelle  "factorielle n".
On convient que 0! = 1.


Applications :

·  De combien de façons peut-on repartir 7 stagiaires sur 7 ordinateurs  ?
Désignons par p1, p2, ..., p7 les 7 stagiaires et posons E = {p1 ; p2 ; ... ; p7}. Une répartition peut se voir comme un arrangement des 7 éléments de E c'est-à-dire une permutation de E, il y en a      7! = 5040.
·  Un porte manteau comporte 5 patères. De combien de façons peut-on y accrocher 3 manteaux différents ? (Au plus un manteau par patère)
Notons P1, ..., P5 les 5 patères. Chaque rangement peut se voir comme un 3-arrangement de l'ensemble {P1, ..., P5}. Par exemple, P2P1P4 signifie "manteau n°1 sur P2, manteau n°2 sur P1    et manteau n°3 sur P4".




4. Dénombrement des Combinaisons 



Exemple :

E = {a ; b ; c} et p = 2. Les combinaisons de deux éléments de E sont les parties : {a ; b}, {a ; c}   et {b ; c}.



Il est essentiel de noter que :
·  Dans une partie, les éléments sont deux à deux distincts.
·  Deux parties qui contiennent les mêmes éléments sont égales.
Ainsi {a ; b} = {b ; a}. (L'ordre dans lequel on écrit les éléments n'a pas  d'importance)





1.  Vocabulaire

1. Calcul des probabilités de base

1.a  Loi de probabilité sur un univers



On note l'événement élémentaire "obtenir 1" est noté abusivement 1. Idem pour les autres. D'après le principe, P(A) = P(1) + P(2) + P(3) + P(4) = 0,3
Calculer la probabilité d'obtenir 6 :
D'après la définition, P(1) + P(2) + P(3) + P(4) + P(5) + P(6) = 1, donc P(6) =  0,5.



2.b l'équiprobabilité



Exemple :

On lance un dé (non truqué) ; W = {1 ; 2 ; 3 ; 4 ; 5 ; 6} : situation  d'équiprobabilité.
·  Calculons la probabilité d'obtenir 5 : P(5) = 1/6. (5 est un événement  élémentaire)
·  Calculons la probabilité d'obtenir un nombre pair ; P("obtenir un nombre pair") = 3/6 =  1/2.



2.c Calcul de la probabilité de A È B


2.d Probabilités conditionnelles et Indépendance





3.  Variables aléatoires   





 3.a Caractéristiques des variables aléatoires








4.  Loi binomiale & Loi de Poisson

4.a  Loi binomiale




On considère une expérience aléatoire qui a deux issues possibles : réussite ou échec. On notera p la probabilité de réussite et q la probabilité d’échec. On a alors p+q = 1. Une telle expérience est appelée épreuve de Bernoulli.

Exemple : une épreuve consiste à lancer un dé. On gagne si l’on obtient un 6. On a donc p =1/2 et q =1/2
On répète maintenant n fois la même épreuve de Bernoulli, de façon à ce que chaque épreuve soit Indépendante des autres. On note alors X la variable aléatoire égale au nombre total de succès. La loi de probabilité de X est appelée loi binomiale de paramètres n et p, et notée B(n,  p).



Critères permettant d’utiliser la loi binomiale

Il faut savoir justifier l’utilisation d’une loi binomiale dans une situation donnée. Pour cela, on vérifiera les points suivants :
  on a affaire à une épreuve de Bernoulli comportant deux issues possibles réussite et échec, de probabilités p et q respectivement.
  On répète n fois cette épreuve et les n réalisations sont indépendantes (c’est notamment le cas  des tirages avec remise).
  La variable aléatoire X est égale au nombre de réussites.
Dans ces conditions, on peut conclure que X suit la loi binomiale de paramètres n et  p.

4.b  Loi de Poisson

La loi de Poisson est utilisée lorsqu’on étudie un phénomène rare dans certaines conditions. Exemples typiques d’utilisation de la loi de Poisson : X est le nombre de voitures qui passent à un péage par tranche de 15 min ; X est le nombre de fautes de frappe par page de cours de maths (il s’agit l`a d’événements très rares).




5.  Loi normale


5.a Variables aléatoires continues 




5.b Définition et propriétés de la loi



5.c Paramètres de aX + b, X + Y , X − Y

On a vu dans partie 3.c les règles relatives au calcul de l’espérance, de la variance et de l’écart  type de aX + b, de X + Y et de X − Y . Si on applique ces règles dans  le  cas de variables  aléatoires suivant des lois normales, on obtient les résultats suivants  :




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